Une requête Gemini consomme 33 fois moins qu'il y a un an. Google consomme 3,5 fois plus d'électricité qu'en 2019.
Attention, exemple d'effet rebond réservé aux initiés. Mouillez-vous la nuque avant de lire, ça peut piquer un peu.
Prêts ?
Google a publié mardi son rapport environnemental 2026. On y lit qu'une requête Gemini pèse désormais 0,24 Wh, une énergie par prompt divisée par 33 en un an. Top.
⚡ Quelques pages plus loin, la consommation électrique totale du groupe : 43 TWh en 2025. Elle était de 31 TWh un an plus tôt. De 12 TWh en 2019.
Multipliée par 3,5 en six ans.
🍃 Les émissions de GES ? Elles ont presque doublé selon la méthode de calcul depuis 2019.
💧 L'eau ? x2 en 4 ans.
La frugalité agit sur les moyens là où la sobriété agit sur le besoin. Google est devenu remarquablement frugal, requête par requête.
Le besoin, lui, n'a jamais été interrogé : des aperçus IA qui s'affichent sans qu'on les demande, de la génération vidéo, des agents qui tournent en continu. Optimiser chaque brique tout en multipliant les briques... à la fin c'est l'effet rebond qui gagne.
L'analyste Ketan Joshi pose la question absente du rapport : si l'infrastructure IA croît plus vite que les réseaux ne se décarbonent, faut-il continuer à la construire ?
Combien de feuilles de route IA reposent sur la même mécanique, en plus petit ?