« Ils me rendent des copies parfaites. Et à l'oral, ils ne savent pas les expliquer. »
Cette phrase, je l'ai entendue à chaque réunion de pré-rentrée cette année. Formulée autrement selon les intervenants, mais toujours avec le même agacement 😬
Alors soyons clairs sur un point : je ne suis pas contre l'IA. En cours, en TP, elle a sa place. Elle débloque, elle explique autrement, elle fait gagner du temps. Je ne l'interdis pas et je n'ai aucune envie de l'interdire.
Mais pendant une évaluation, la question n'est plus la même. Une évaluation sert à mesurer ce qu'un apprenant sait faire. S'il copie-colle, elle ne mesure plus rien du tout ❌
Et surtout, elle devient injuste. Ceux qui ont révisé, qui butent vingt minutes sur un exercice, et qui se retrouvent notés à côté d'une réponse produite en huit secondes. Ceux-là, on les décourage. C'est le vrai coût, et il est rarement chiffré dans les discussions sur l'IA.
Donc j'ai construit quelque chose pour mettre un terme à tout ça.
Un boîtier de la taille d'un livre de poche qui crée un réseau Wi-Fi le temps de l'épreuve.
→ Les apprenants s'y connectent. Rien à installer sur leurs machines, aucun réglage, aucun logiciel à accepter.
→ Ils s'identifient eux-mêmes, sur une page web dont j'écris l'adresse au tableau. Pas d'appel, pas de liste à cocher, et rien de caché : ils voient exactement ce que je vois d'eux.
→ Les services d'IA générative ne répondent plus. Le réseau refuse simplement de les joindre, une trentaine de domaines : ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity, et les outils de reformulation, qu'on oublie toujours alors que ce sont eux qui servent le plus.
→ Un écran me dit en direct qui est connecté et qui vient de quitter le réseau.
→ À la fin, un rapport horodaté, archivé, imprimable, lisible plusieurs semaines après si besoin.
Si vous êtes formateur, responsable pédagogique ou centre de formation et que ce problème vous parle, je suis curieux d'en discuter. Le montage est transposable ailleurs que chez moi, et je sais maintenant exactement ce qu'il demande.
(La capture du dashboard en commentaire est une démonstration : la séance, les noms et les appareils sont entièrement fictifs.)
Snapchat’s automated system flagged a private DM to three contacts and triggered an FBI alert in under 60 minutes, ending her teaching career
France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l’utilisation d’outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.
Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d’éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d’Emploi », son objectif est de « recourir à l’IA » afin d’« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle de la recherche d’emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.
En d’autres termes, l’ancien Pôle Emploi cherche à se doter d’un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l’Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l’objet d’un contrôle.
En 2013, Edward Snowden révélait la surveillance de masse. Aujourd'hui, il prévient : l'IA est en train d'en activer la version finale.
Appels analysés en temps réel dès le premier mot, Palantir qui traque les « gens étranges », caméras qui transcrivent tout ce que vous dites dans la rue… La vie privée est-elle déjà morte ?
Mais l'ex-analyste NSA va plus loin : au-delà de l'État, il décrit la tyrannie de la médiocrité — cette force invisible qui, à coups d'algorithmes, lisse peu à peu notre créativité et notre manière de penser.
Que nous reste-t-il pour rester libres dans un monde qui veut tout quantifier ?
Original : https://www.youtube.com/watch?v=VCfTLQo5QZ0
Bristol band uses live facial recognition on concertgoers to create uncomfortable art about surveillance culture
- Massive Attack deployed live facial recognition technology during concerts, projecting audience biometric data
- Band transformed invisible surveillance into uncomfortable artistic statement about digital control systems
- Unclear consent protocols and data storage raise ethical questions about surveillance critique
Imagine you’re vibing to “Teardrop” when suddenly your face appears on the massive LED screen behind the band. Not as a fun crowd shot—as processed data in Massive Attack’s real-time facial recognition system. Welcome to the most uncomfortable concert experience of 2025.