Prime au vice
Fast fashion
Cercle vicieux : plus on est pauvre plus on achete fast fashion, plus fast fashion plus on est pauvres
Fast fashion : pertes emplois, pertes cotisations: école, santé, retraite
Alors on fait quoi ?
on met des règles.
Elle a compris une chose que beaucoup refusent d'admettre : bien faire dans son coin ne suffit pas.
Cette semaine, une voix m'inspire : celle de Julia FAURE.
Ingénieure agronome de formation, elle co-fonde en 2018 la marque de vêtements Loom.
Des vêtements pensés pour durer.
- Fabriqués en France et au Portugal.
- Sans usines à l'autre bout du monde.
- Sans matières bourrées de produits chimiques.
- Sans humains exploités.
On pourrait juste y voir une belle histoire d'entrepreneure vertueuse?
Sauf qu'elle a eu l'honnêteté de reconnaître une chose difficile.
Les marques éthiques ne vont pas, à elles seules, faire reculer la fast fashion.
Le constat est brutal :
- Les marques responsables se partagent 1% du marché.
- 7 vêtements sur 10 vendus en France sont du low-cost.
Et pendant ce temps, l'industrie textile pollue toujours plus.
Alors au lieu de se contenter de vendre ses pulls et de dormir "tranquille".
Elle a choisi autre chose. Elle a compris que sa voix seule, dans son coin, ne pesait rien. Mais que des centaines de voix ensemble pouvaient peser lourd.
C'est comme ça qu'est né « En Mode Climat » : un mouvement d'entreprises qui ne défend pas ses intérêts à court terme, mais qui se bat pour changer les règles du jeu.
Un anti-lobby, en quelque sorte.
Son combat tient en trois demandes claires :
- Produire moins de vêtements neufs.
- Relocaliser l'industrie textile.
- Développer la réparation.
Et ça marche : ce plaidoyer leur a ouvert les portes des ministères et des débats sur le textile en France.
Et elle ne s'est pas arrêtée là.
Depuis 2023, elle co-préside le Mouvement Impact France, ce qu'on surnomme parfois le « MEDEF écolo ».
Le combat, cette fois, dépasse le textile.
Il s'agit de rassembler tous les entrepreneurs qui refusent de choisir entre profit et planète, pour peser sur les règles de l'économie tout entière.
Elle a compris une chose que beaucoup refusent d'admettre : bien faire dans son coin ne suffit pas....plus
Elle pourrait se passer de 99% de ses objets.
Une bonne partie d'entre-eux ne les utilise pas très souvent.
Pourrait être une propriété collective.