Il y a six mois presque jour pour jour, je quittait d’un poste à responsabilité chez un fournisseur cloud souverain afin d’explorer une idée qui avait fini par m’obséder.
Tous les fournisseurs de cloud existants, que ce soit les hyperscalers (AWS, Azure, GCP, Alibaba Cloud), ou les acteurs locaux/souverains (OVH, Scaleway, Outscale, Cloud Temple, Celeste, etc.), s’appuient sur des principes technologiques qui célèbrent leurs 20 ans cette année.
Le IaaS (Infrastructure as a Service) qui sert de couche de base à l’ensemble des autres services (VM évidements, base de données as a service, Kubernetes managé, API Gateway, Event manager, Function as a service, etc.), s’appuie systématiquement sur trois principes :
- La virtualisation du compute : on découpe un gros serveur en plus petites machines virtuelles,
- La virtualisation du stockage : les disques attachés à ces machines virtuelles proviennent en fait de systèmes de stockage mutualisés auxquels les gros serveurs accèdent via le réseau,
- La virtualisation du réseau : les clients doivent être isolés entre eux (multi-tenant), leurs VMs doivent pouvoir communiquer au sein d’un réseau isolé des autres clients. Cette isolation passe par la construction de réseaux virtuels au-dessus du réseau “physique”.
C’est AWS en 2006 qui a mis en pratique puis théorisé ce type d’architecture.
Bien qu’elle présente des avantages (que je détaillerai), elle n’est pas exempte d’inconvénients (que je vais aussi détailler).
À force de nager dans cet environnement, les limites et inconvénients ont fait naître en moi une frustration grandissante au point de me pousser à quitter mon poste pour répondre à cette question simple : aujourd’hui, 20 ans plus tard, compte tenu des progrès logiciels et matériels, compte tenu de l’évolution dans la façon dont les entreprises consomment le Cloud, y’aurait-il une autre façon de faire ?
Une façon plus efficace, plus performante, moins énergivore et moins coûteuse.
C’est pour tenter d’y répondre que nous avons fondé unStack avec mes deux associés : Tristan et Philippe.
Les limites des principes actuels
Avant d’essayer de répondre à la question, il est important de comprendre pourquoi elle se pose. On pourrait simplement se satisfaire de l’existant considérant qu’il représente une forme de consensus et de standard établi.
Commençons par en détailler un peu les principes et surtout les limites.